Nantes-Atlantiques coincé par les contraintes environnementales

Beaucoup d'opposants à l'aéroport de Notre-dame-des-Landes ainsi que la CGT préfèrent le développement de Nantes-Atlantique plutôt que la construction de la nouvelle plate-forme. Mais cette solution semble avoir un défaut majeur: une nouvelle étude révèle que l'agrandissement de l'actuelle installation serait freiné par des contraintes écologiques.

Pour approfondir l'épineux dossier, la Chambre Régionale de Commerce et d'Industrie Pays de la Loire a demandé au cabinet international d'avocats EY d'étudier la faisabilité de l'agrandissement de l'aéroport Nantes-Atlantique. Se concentrant uniquement sur les questions juridiques, le rapport montre que le projet ferait face à plusieurs difficultés. La piste est située à proximité de trois sites classés Natura 2000. Cette réglementation est «bien plus contraignante que celle relative à la loi sur l’eau sur Notre-Dame-des-Landes», selon Bruno Hug de Larauze, président de la CCI régionale. Il assure à Ouest-France que «La mise en place d'un nouveau projet imposerait des années d'études dans un contexte de saturation à deux ans. Les conditions d'extension ou de réaménagement seraient telles qu'elles gèleraient la croissance de l'aéroport». Moralité et selon lui, le transfert de l'activité à Notre-Dame-des-Landes, «déclaré d'utilité publique, est la seule alternative. Les opposants ne veulent pas d'aéroport, ni là, ni ailleurs, et veulent nous entraîner dans une logique anti-développement».