Avec une participation de 62,4% de ses adhérents, le syndicat UNAC de PNC a obtenu l’approbation à 80,50% qu’il demandait pour le texte qu’il a été seul à négocier finalement, le SNPNC et l’Unsa ayant quitté la table des négociations en cours de route. Ce texte maintient les compositions des équipages, le calcul des rémunérations et les évolutions de carrière. En revanche il raccourcit les temps de rotation de 48h à 24h sur certaines escales et quelques changements techniques. La compagnie y gagnerait 0,5% par an (sur une masse salariale de 1 milliard d’euros).
Par ailleurs la compagnie obtiendrait le droit d’embaucher des PNC dans des conditions moins disantes pour son projet Boost. Selon certaines sources, les conditions de travail et de rémunération permettraient à Air France de réduire ses coûts sur cette catégorie de personnels de 35 à 40% par rapport aux PNC Air France. C’est sur ce principe que le SNPNC et l’UNSA sont vent debout contre la nouvelle compagnie. Ils se déclarent déterminés et maintiennent leur mot d'ordre de grève, appelant hôtesses et stewards à cesser le travail samedi, dimanche et lundi pour demander le retrait du projet de la low-cost long courrier. Les conséquences de ce mouvement sur les vols d’Air France ne sont pas encore connues.



