Air France a bien évidemment démenti l’information qui, selon le Canard, serait directement issue de documents internes que l’hebdomadaire se serait procuré. Mais globalement, ces 8.000 emplois supprimés ne sont pas aussi irréalistes. Il y a d’abord les départs à la retraite, importants dès 2016 avec le départ des baby-boomers embauchés pendant les 30 glorieuses.
Au-delà, la compagnie a annoncé la sortie de 14 avions d'ici 2017. Si, comme le calculent les spécialistes, un seul avion long-courrier représente 20 emplois de pilotes, 80 postes d’hôtesses et stewards et 250 emplois au sol (total= 350 emplois), 350 x 14 font bien disparaître 4.900 postes. On est encore loin du compte mais les experts sont d’accord sur le sujet, le salut de la compagnie viendra de la baisse sensible de ses effectifs. Revenir autour de 50.000 salariés semblent réaliste au vu du nombre de destinations desservies. Des visions que combattent les syndicats qui affirment que la compagnie sera en sous-effectif si l’hémorragie continue.



