Pour le directeur de Swiss, il y a trop de compagnies en Europe

La compagnie suisse Belair a trouvé un repreneur au début de l'année. Cela lui permettra t-il de redécoller ? Le directeur de Swiss estime, à l'occasion d'une interview à la SonntagsZeitung, qu'il y a peu de chances d'avenir pour les petits transporteurs à moyen ou long terme.

Belair - ex filiale d'Air Berlin – a été reprise par la firme allemande SBC au début de l'année, n'inquiète pas le patron de Swiss Thomas Klühr. Il a expliqué au journal helvétique SonntagsZeitung que, sans vouloir "être arrogant", les petites compagnies n'avaient pas d'avenir à moyen et long terme.

Pour lui, les transporteurs aériens ont besoin de faire des investissements importants dans leur flotte la numérisation ou les canaux de vente pour survivre. Or les petites structures ne disposent pas facilement de telles capacités.

Par ailleurs il reconnaît que - bien qu'étant une marque très forte - Swiss ne pourrait pas survivre dans le ciel européen sans la puissance du groupe Lufthansa. Selon lui, le processus de consolidation du secteur aérien va se poursuivre et il estime qu'il y a toujours trop de compagnies en Europe : "Aux Etats-Unis, les cinq plus grands transporteurs aériens ont une part de marché de 69%. En Europe, les leaders du marché n'ont que 43%". Sa logique de l'effet de seuil se heurte selon lui au nationalisme : "Le processus de consolidation prend du temps en raison d'intérêts nationaux".