Publié en octobre dernier, le rapport vient d'être remis aux députés européens pour qu'ils "fassent pression sur leur gouvernement pour libérer l'économie de l'aérien et engager le développement d'un secteur en croissance bridée par le poids des taxes". On le sait, l'aérien est devenue la vache à lait de bien des gouvernements qui ont au fil des ans créé des mille feuilles de taxes, toujours destinées au "bien être des voyageurs et à leur sécurité" et qui, pour beaucoup, finissent dans les caisses des États qui en détournent la finalité. Actuellement, les taxes sur les passagers aériens sont perçues en Autriche, Croatie, France, Allemagne, Grèce, Italie, Lettonie, Luxembourg, Norvège et Royaume-Uni, tandis que la Suède (2018) et les Pays-Bas (2021) prévoient leur future introduction.
PWC fait ce constat et relève les incohérences du système comme la TVA sur les taxes ou le détournement légal de certains frais imputés aux compagnies. Concrètement, l'étude démontre également que l'abolition de toutes les taxes sur les passagers aériens dans l'Espace économique européen (EEE) augmenterait le PIB européen de 215 milliards d'euros sur les 12 prochaines années. Il passerait de 10,5 milliards d'euros supplémentaires en 2018 à 25 milliards d'euros par an d'ici 2030. Cela créerait 47 000 emplois dans les deux années suivant l'abolition des impôts avec un total de 110 000 nouveaux emplois créés d'ici 2030.



