C’est bien connu, les journalistes ne comprennent pas tous les mots ! Même nos confrères de Reuters, connus pour leur sérieux, se sont laissés aller à l’interprétation. Officiellement, et avec une approche futée, Air France ne commente pas directement les propos d’Alexandre de Juniac qui n'écartait pas l'option du GDS payant, se bornant à dire que la compagnie "observe et analyse en protégeant avant tout les relations avec la distribution". Un message passé aux gros clients par le réseau commercial de la compagnie.
Juniac n’a jamais caché que la décision de taxer les GDS était loin d’être une réalité immédiate, en raison des deux ans de contrat qui lient la compagnie française à Amadeus. Mais Air France ne veut aucune interprétation de cette vision présidentielle. Les choses sont claires : pas question de suivre la Lufthansa. La compagnie, qui a accepté l’idée d’une mise en place du BSP à 15 jours au 1er janvier 2017, ne veut pas bousculer davantage un réseau de vente essentiel.



