Il faut dire que l’événement s’est déroulé à Londres, le 13 octobre dernier, loin de l’habituelle publicité que l’on fait en France aux récipiendaires. Vous l’aurez compris, le SNPL veut en profiter pour commenter le quotidien au sein de l’entreprise et écrit: "Si l’on ne peut nier l’impact positif de l’expansion d’easyJet en France (baisse des prix pour les voyageurs, augmentation de l’offre au départ des aéroports français, création d’emplois durables, etc.), ce tableau idyllique apparaît en décalage avec la réalité de la vie dans l’entreprise telle qu’elle est vécue par ses salariés".
Au risque nous attirer les foudres du SNPL, ce jugement fait un peu mesquin et déplacé. La décoration de l’une n’ayant pas grand-chose à voir avec les revendications des autres. D’autant que les pilotes y vont du petit couplet sur les raisons cachées (le fameux "on nous cache tout on nous dit rien") de cette décoration et évoquent les "dégradations du dialogue social, La pénibilité des plannings, l’utilisation des limites les plus hautes permises par la réglementation en matière de temps de travail, la non prise en compte des alertes à l’épuisement ont progressivement soumis les pilotes à des rythmes de travail difficilement soutenables, à une pression et un stress de plus en plus forts".


