Reprise d’Air Berlin ? Lufthansa veut bien si….

Les grandes manœuvres sont engagées entre Etihad et Lufthansa pour la reprise par la compagnie allemande de sa concurrente Air Berlin. Lufthansa laisse filtrer un "Oui mais", mais son patron veut avant tout que la dette actuelle soit effacée et qu’Etihad s’engage à un partenariat plus "cohérent" avec son groupe. Entendez par là, moins de concurrence féroce au départ de Francfort.

Avec à sa tête un nouveau patron, Etihad a décidé de faire le ménage dans ses participations européennes. Après l’abandon d’Alitalia, c‘est au tour d’Air Berlin d’être sur la sellette. La compagnie n’est pas d’un apport stratégique à la compagnie d’Abu Dhabi qui reconnaît pourtant que "le principe d’alimenter son hub dans les Emirats Arabes Unis reste un objectif fort".

Riche, malgré les pertes de ces dernières années, Etihad avait fait le choix d’être "décisionnaire" au sein d’Air Berlin. Un choix à l’opposée d’autres compagnies comme Qatar Airways qui, elle, avait préféré investir dans du « solide » (comme IAG) au risque de n’être qu’un petit actionnaire sans réelle pouvoir de décision.

Deux stratégies différentes mais qui démontrent aujourd’hui les mauvais choix d’Etihad. D’autant que depuis quelques mois, les retours clients sur le produit ne sont pas bons. La business n’est plus à la hauteur de ses concurrentes et le buzz de la suite privative n’a pas suffi pas à redorer le blason du groupe. C’est donc dans un contexte défavorable à Etihad que s’engagent les négociations dont on sait qu’elles n’aboutiront qu’à la condition que les actionnaires d’Etihad acceptent l’idée de perdre beaucoup d’argent.