
Le bras de fer social continue chez Ryanair et la détermination affichée de Michael O'Leary de ne pas accepter les hausses de salaires ou les améliorations des conditions de travail demandées par les pilotes risque de radicaliser encore le conflit.
Au moins 55 000 passagers devraient être affectés par les suppressions de vols puisque les pilotes qui n'auront pas décollé des pays touchés par la grève ne pourront mécaniquement pas assurer les vols retours. C'est ainsi que le Berlin-Toulouse ou le Francfort-Montpellier, par exemple, ont d'ores et déjà été annulés, effet domino de l'annulation de 250 vols au départ d'Allemagne. Environ 150 autres vols sont également annulés au départ d'Irlande, de Belgique, des Pays-Bas et de Suède.
La compagnie a promis aux voyageurs lésés un changement gratuit de réservation voire un remboursement. En revanche selon le patron de la compagnie, pas question d'indemnité : "Ryanair se conforme pleinement à la législation, mais comme ces annulations de vols relèvent de circonstances extraordinaires, aucune indemnité n’est due. En vertu de la législation, aucune indemnisation n’est payable lorsque le syndicat agit de manière déraisonnable et totalement hors du contrôle de la compagnie aérienne. Si cela était sous notre contrôle, il n’y aurait pas d’annulations". Sauf que la législation est constante en la matière, des indemnisations sont effectivement dues car la grève n'est pas reconnue comme un cas de "force majeure" ! Les avocats et la justice n'ont pas fini de travailler sur ce dossier...