Ryanair a toujours contesté ce jugement et refuse encore aujourd’hui de s’y plier. A la clé, une menace : retirer ses avions de l’aéroport de Nîmes. La compagnie irlandaise considèrent que les collectivités locales doivent participer financièrement à la création d’un trafic aérien. Les élus gradois ne s’y sont jamais réellement opposés considérant que l’apport de Ryanair au tourisme local était mesurable en terme de visiteurs étrangers.
L’Europe de son côté juge la situation déloyale et assure dans son attendu que "le risque commercial est inhérent à la création de toute activité privée". Ryanair, comme d’autres compagnies, refuse d’entendre ce qu’elle considère comme une négociation "commerciale" qui n’a rien à voir avec une approche "étatique". Le jugement a été mis en délibéré mais Ryanair a fait comprendre qu’en cas de décision défavorable, elle reverrait son offre nîmoise. Elle est à ce jour la seule compagnie régulière à desservir l’aéroport avec des vols vers Charleroi, Londres Lutton et Fez.


