Nouer des partenariats avec les compagnies traditionnelles afin d'alimenter leurs vols long-courriers. Michael O'Leary avait déjà évoqué l'idée l'année dernière. Selon Bloomberg, ce projet avance. Le patron de Ryanair a reconnu que des discussions avaient débuté avec le groupe aérien IAG ainsi que Virgin Atlantic, Norwegian et Tap Portugal afin que les court et moyen-courriers de la low-cost fournissent du trafic à leurs liaisons internationales. Il précise toutefois que la mise en œuvre de tels accords devrait n'être effective que "d'ici 5 à 10 ans". Parmi les partenaires dans son viseur, encore absents de la table des négociations, il cite Air France et Lufthansa. Selon son analyse: "Lufthansa continuera à desservir ses hubs principaux de Francfort et Munich depuis les 10 et 20 principales villes de l'Union européenne. Mais ils diront : regarde, nous perdons de l'argent en desservant les 20 ou 30 villes européennes suivantes, pourquoi nous ne nouons pas un accord avec une des low-costs". Il ajoute que ce raisonnement sera renforcé lorsque les prix du pétrole seront à nouveau à la hausse. Une situation qui devrait selon lui s'observer d'ici 2 à 3 ans.
Ryanair n'est pas la seule low-cost à vouloir développer des accords avec ses concurrentes, EasyJet a également reconnu qu'elle avait été approchée par plusieurs transporteurs traditionnels.



