Sur le fond, la directrice générale de SNCF Voyageurs n’a pas tort de vouloir simplifier la relation client. Et de citer des chiffres «En 2015, la mobilité partagée représente 15% du marché global de la mobilité, SNCF souhaite la porter à hauteur de 30%». Elle veut devenir une sorte de guichet unique d'accès porte à porte, le billet de train constituant la porte d'entrée pour toute une gamme de services. Cette vision de la mobilité qui prend en compte les transports collectifs - auxquels s’ajoutent le covoiturage, l’auto-partage, le vélo-service - est loin d’être de mise dans le monde du voyage d’affaires où l’époque est à l’économie donc à la simplification. SNCF conforte donc l’idée que le service est fait pour le grand public, quitte à laisser sur le quai les voyageurs pros.
Certes SNCF réserve un taxi (quand cela marche), propose des salons (souvent éloignés des quais et surchargés) et offre une souplesse horaire importante. Mais à quel prix? Un Paris/Lyon A/R en heure de pointe coûte plus cher qu’un A/R Paris/New York Hors taxe en classe éco. La SNCF ignore la mobilité professionnelle sauf pour établir des tarifs jugés trop chers par grand nombre de PME/PMI. Et la solution, bon nombre de structures la trouvent: les tarifs loisirs, en imposant une contrainte aux voyageurs.



