Pendant longtemps, que ce soit SNCF ou RFF, il était d’usage de gérer des investissements complexes ou des pertes en reportant leurs écritures au sein de projections ou de réserves sans expliquer en détail les sommes qui y étaient affectées. Au final, tout le monde y trouvait son compte. Mais avec les IFRS, la donne a changé et la réalité des actifs donnent le ton des capacités financières de l’entreprise financière. Il a donc fallu déprécier : près de 10 milliards pour SNCF Réseau, 2,5 milliards pour SNCF mobilités et 500 millions pour Gares et Connexions.
En clair, sans sa position d’entreprise publique, la SNCF serait en faillite avec une dette de près de 45 milliards d’euros et ne pourrait plus fonctionner. C’est le message que veut éviter de lire dans la presse Guillaume Pepy qui a bien compris sur le terrain les grognes multiples des usagers. Ces résultats tombent mal au moment ou quasiment toutes les semaines des incidents techniques viennent pimenter la vie des voyageurs.


