Alors que jusqu'ici la grève des cheminots a été l'occasion de parler de modernisation et statut, un dossier restait sous le tapis: cette fameuse dette qui est la source de tous les ennuis. Le premier ministre Edouard Philippe s’est finalement dit, ce jeudi 5 avril au matin sur France Inter, "ouvert" à une reprise d’une partie de la lourde dette de la SNCF. Mais il pose un préalable : il lui faut des "contreparties" qui soient "extrêmement claires, et qui transforment le fonctionnement opérationnel de l’entreprise".
Cette position est elle susceptible de calmer la colère des grévistes ? Rien de moins sûr et d'ailleurs le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a rappelé sur RMC et BFMTV que cet effacement de la dette était au contraire considéré comme un préalable par son mouvement : "La dette doit être reprise par l’Etat, il n’y a pas d’autre voie pour qu’on puisse repartir sainement dans cette entreprise". Ajoutant : "Il n’y a pas d’autre issue (…) parce que ce n’est pas la dette des cheminots (ni) celle des usagers". Il souligne que "le politique a décidé à un moment donné de faire des lignes à grande vitesse" au détriment de "l’investissement nécessaire sur les lignes du quotidien".



