Les quatre organisations syndicales représentatives à la SNCF (CGT, Unsa, CFDT, SUD-rail) ont annoncé une grève dure qui, sans ressembler au blocage total de 1995 à propos des retraites, veut se montrer très ferme sans trop peser sur les salaires des grévistes. Les modalités précis restent à définir mais dans le principe, ce sera une grève reconductible "2 jours sur 5 à compter du 3 avril", et ce jusqu'au jeudi 28 juin.
Le mouvement devrait débuter le lendemain du week-end de Pâques mais juste avant les vacances de printemps et ce jusqu'au 28 juin. Se profilent donc trois longs mois de grève pour les voyageurs d'affaires qui habituellement prennent le train. Il reste à savoir ce que donnera ce mouvement dans la durée. L'intersyndicale a rendez-vous mercredi prochain pour décider des détails de ce mouvement de grève. Ce qui risque d'être peu évident, puisqu'il a déjà fallu 3 réunions pour mettre au point cette formule inédite. Entre temps, les organisations auront pu sonder leurs militants sur cette façon de faire et, sans doute, finaliser le calcul du contrecoup sur les salaires qui sera déterminant pour la mobilisation. Pour l'heure, la position syndicale est exprimée par la seule CGT à l'issue du rendez-vous de concertation : "L'intersyndicale constate que le gouvernement n'a aucune volonté de négocier» a déclaré Laurent Brun de la CGT Cheminots (1er syndicat de la SNCF) et "prend la responsabilité (d'un) conflit intensif sur une très longue durée".




