
Les experts avaient annoncé leur scepticisme face aux attentes du patron de la SNCF et de son wifi gratuit dans les trains en 2016. Ils avaient raison. Même aujourd’hui, 2017 semble encore difficile à atteindre pour les spécialistes du sans fil qui considèrent que la SNCF aura du mal à équiper plus de deux ou trois grandes lignes TGV d’ici douze mois. En cause, les investissements à réaliser.
Pour Barbara Dalibard, la première étape attendue (à savoir le renforcement de la 3 et 4G) se fera bien en 2017, même si les problèmes de liaisons complémentaires (tunnels et zones d’ombre) ne seraient pas forcément résolus dans un délai aussi court.
Mais au global, c’est une affaire de gros sous qui risque de ralentir les équipements. Le coût d’installation, estimé à 350 000 € par rame, ne sera pas supporté par la SNCF et Guillaume Pepy l’a dit "les clients devront accéder gratuitement au service". Une équation complexe à régler que la SNCF souhaite soumettre aux futurs soumissionnaires de son appel d’offres.
La concurrence des bus souvent équipés d’une liaison wifi, et à terme des avions y compris sur le domestique, doit faire réfléchir l’entreprise ferroviaire. Il est vrai qu’après l’échec du wifi dans le TGV Est et les quelques 30 millions d’euros investis, la SNCF reste prudente. Autant dire que 2017… C’est bien loin.