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Mercredi 24 Avril 2019

Sévères turbulences pour Boeing



Boeing fait actuellement face à des soucis d’industrialisation et de qualité qui pourrait bien lui coûter encore plus cher que les deux accidents récents.



Boeing a terminé la modification des systèmes mis en cause dans les deux derniers accidents. Les Boeing 737MAX entament maintenant un programme d’essai de 90 jours pour lequel Boeing et la FAA (Federal Aviation Administration) ont demandé une supervision d’agences étrangères dont l’EASA (European Air Safety Agency). Mais le 737MAX n’est pas le seul appareil qui pose des problèmes aux autorités.

À la suite d’une enquête fouillée du New York Times, il apparaît que le 787 souffre de problèmes de production et de qualité. Plusieurs employés ont saisi les autorités pour attirer l’attention sur des problèmes potentiellement graves. Il s’agit en particulier de la présence de corps étrangers près des organes vitaux de l’avion. Laxisme ou défaut de procédure et de contrôle ? En tout cas, la FAA prend ça très au sérieux tout comme certains tribunaux qui ont été saisis par des employés éconduits. Problèmes réels ou dénonciations calomnieuses, les compagnies se posent la question et doutent. Principe de précaution oblige, plusieurs d'entre elles ont décidé de diligenter des inspections spécifiques.

Malheureusement pour l'avionneur, ces ennuis ne se limitent pas aux avions civils. C'est maintenant au tour du ravitailleur KC-46A (un 767 revisité) de subir les foudres de l’US Air Force puisque des militaires auraient découvert des corps étrangers (apparemment des outils et des pièces métalliques) dans des compartiments clos de l’appareil pouvant mettre en péril la sécurité des vols. Furieux, le Pentagone a prévenu Boeing que dorénavant, les réceptions techniques seront beaucoup plus poussées et qu’une retenue pouvant atteindre 28 millions de dollars par avion pourrait être appliquée s’il s’avérait que l’appareil inspecté ne répondait pas au cahier des charges. Il faut dire que le programme a déjà presque deux ans de retard.

La réputation de Boeing souffre et le prochain salon du Bourget qui se tiendra en juin risque d’être une expérience complexe pour l’avionneur qui doit entamer une reconquête de confiance des marchés, mais surtout des voyageurs. A ce jour, aucune nouvelle commande de 737 MAX a été passée par les compagnies et les carcasses et composants s’entassent dans les différentes usines. Pourtant, le titre Boeing ne décroche pas (sans mauvais jeu de mots) et le marché ne sanctionne pas l’avionneur et sa Direction. Il faut dire que les besoins sont là et quoi qu’il arrive, il faudra bien que ces avions prennent leur envol après, toutefois, une sérieuse remise en question de l'organisation, des procédures d’assemblage et des protocoles de test des nouveaux systèmes.



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