Dans un communiqué transmis à la presse, la Direction de Syphax livre sa vision de l’actualité de la compagnie et détaille sa volonté de redresser son activité. Pour y parvenir elle compte sur la loi relative au redressement des entreprises en difficultés économiques. Elle précise avoir obtenu "du tribunal une ordonnance visant à suspendre les procédures de poursuite et d’exécution à son encontre et particulièrement à nos avions". Une affirmation contraire à la décision du Tribunal de 1ère instance qui aurait ordonné lundi 24 août la saisie d’un appareil. Nous publions intégralement, ci-dessous, le contenu du document émis par Syphax..
"*Sans verser dans la démagogie, disons-le de prime abord, Syphax n’appartient ni à une personne, ni à une famille ni à un parti politique. Ceux qui s’acharnent aujourd’hui contre Syphax pour la mettre à genoux feignent d’ignorer cette réalité et feignent d’oublier qu’au-delà de son ou ses promoteur(s) Syphax, d’ailleurs au même titre que toute autre société tunisienne, est tout d’abord une richesse nationale ou, tout au moins, devrait être perçue comme telle.
En effet, d’aucuns savent que la société Syphax Airlines a vu le jour après le 14 janvier 2011 dans une conjoncture économique des plus mauvaises qu’a connue la Tunisie depuis son indépendance, et ce, pour réaliser un triple objectif: donner une impulsion à l’économie vacillante du pays et surtout le sud du pays frappé de plein fouet par la politique de développement inégalitaire de l’ancien régime, offrir des postes d’emploi à pas moins de 250 personnes entre cadres et employés et dynamiser un marché boursier des plus moroses au lendemain du 14 janvier, en faisant coter la société sur le marché alternatif.
La société Syphax Airlines a, également, opté pour un segment d’activités très compétitif mais également très sensible, en l’occurrence le transport aérien. Un secteur tributaire au plus haut degré de la stabilité politique tant à l’échelle nationale que régionale et internationale. Or, la Tunisie n’a pas été, ces toutes dernières années, épargnée des soubresauts d’une situation politique chaotique où le terrorisme qui a sévi avec une amplitude sans précédent, a été un facteur de déstabilisation déterminant.



