TOTEC 2018 : « La data est reine encore faut-il savoir l’exploiter »

A l'occasion de la 10e édition du TOTEC, organisé par Eventiz Media Group, plusieurs intervenants se sont exprimés sur l'évolution du marché du voyage d'affaires. Rencontre avec Aurélie Krau, consultante et associée de Festive Road.

A quoi ressemblera le profil voyageur nouvelle génération ? Permettra-t-il de vivre une expérience voyage(ur) enfin personnalisée ? C'est à cette question qu'Aurélie Krau, consultante et associée de Festive Road a tenté de répondre. "Le profil voyageur est sous-exploité", déclare-t-elle d'emblée.

Aujourd'hui le voyageur affaires ou loisirs a 3 attentes : qu'on le connaisse, qu'on sache où il est, et qu'on lui communique uniquement les informations dont il a besoin. "Il faut arrêter le bruit et donner de l'importance à l'immédiateté et aux informations utiles !", ajoute Aurélie Krau.

En parallèle, c'est une évidence, le business traveler a les même attentes/besoins que le leisure. "Les besoins fondamentaux sont les mêmes, et ce qui leur importe désormais c'est l'expérience et ce, au delà du prix." Selon une étude réalisée par Google/PhocusWright, les voyageurs loisirs sont prêts à payer plus cher pour une expérience plus personnalisée. De même, selon une étude de Festive Road sur les voyageurs d'affaires, ils valorisent l’expérience et la fidélité à une marque plutôt que le prix. Pour ceux qui n’étaient pas satisfaits par la politique voyage de leur entreprise (environ 20%), les non-satisfaits expliquent leur mécontentement par une politique voyage drivée par des prix bas, au détriment de leur expérience client. "La personnalisation est partout, le seul problème c'est qu'elle est fragmentée". Pour Aurélie Krau, il est indispensable de créer des profils voyageurs nouvelle génération qui contiennent des composantes macro (données déclaratives) ; des données comportementales (analyse des comportements) et expérientielles (ex : notation d'hôtel).

Le profil voyageur de demain devra également rassembler les données professionnelles et personnelles tout en arrivant à les compartimenter. C'est grâce à cela que l'expérience pourra être ultra-personnalisée. "La data est reine, encore faut-il savoir l'exploiter", conclut Aurélie Krau.