2018 marque-t-elle la fin du mobile first ? Pour Aude Kremer, dans le corporate c’est non : «Bien au contraire, les chiffres des réservations explosent». Le portable a encore de belles années devant lui et de plus en plus d’agents l’utilisent pour effectuer des réservations, tout comme les collaborateurs lors de leurs déplacements pour avoir des informations sur leur voyage. Chez Google, on observe de nouvelles attentes depuis ces 4 dernières années, notamment avec l’avènement du mobile. «Les internautes recherchent de l’immédiateté, de la pertinence et plus de personnalisation», déclare Gentiane Pozzi Barret.
Sur la technologie du conversationnel, «Honnêtement on ne sait pas encore jusqu’où nous allons aller. Nous savons juste que nous sommes à l’aube d’une évolution et non pas d'une révolution», analyse Gentiane Pozzi Barret. Selon Google, pour que la fonctionnalité à commande vocale ait un sens, il ne faut pas «copier-coller» le contenu du site mobile ou desktop, «L’objectif est d’apporter une plus-value tournée vers la réalisation d'une action comme réserver un billet, la voix et d’apporter une assistance».
Dans le marché du business travel, «Les interfaces vocales mettront encore un peu de temps à émerger. Cela rallonge le parcours d’achat après test donc pour nous, il y a plus de pertinence à l’utiliser pour de l’information plutôt que de la réservation », affirme Aude Kremer. Pour Armelle Solelhac, «c’est une technologie complémentaire qui a ses limites. Elle ne pourra jamais remplacer l’humain».



