On le sait, politique et business ne font pas forcément bon ménage. Comme le dit l’adage: "On achète au son du canon pour revendre au son des violons". Après la purge qu’a connue Turkish Airlines après la tentative de coup d’état violemment réprimée par le Président Erdogan, plusieurs acheteurs s’interrogent sur un boycott éventuel de la compagnie turque. Et pour certains, le choix est fait, ils n’utiliseront plus les services du transporteur jusqu’au retour d’une situation "politiquement correcte". Ce dimanche, l'écrivain turc Orhan Pamuk Prix Nobel de littérature, ne mâchait pas ses mots dans une tribune signée à la Une de La Repubblica. Il n'en peut plus de voir son pays foncer "vers un régime de terreur", écrit-il, dénonçant les arrestations arbitraires: "Désormais la liberté de pensée n'existe plus". Plusieurs organisations d’opposants ont fait savoir qu’elles entreraient dans la lutte armée si la peine de mort était rétablie en Turquie, comme le demande le président.
Ce climat s'accompagne de problèmes sécuritaires. Ce dimanche 6 novembre, une fusillade a de nouveau eu lieu à l’aéroport Ataturk pour arrêter une moto qui tentait de passer un barrage de police. Fin juin déjà, un triple attentat avait 41 morts et des menaces très précises pèsent aujourd’hui sur la sécurité.



