Seulement 89,5% des TER sont arrivés à destination avec un retard inférieur à 6 minutes en 2014. De plus, les performances sont très différentes selon les régions. Si l’Alsace parvient à une ponctualité de 95,2%, le Sud est bien moins bon élève, surtout la Provence-Alpes-Côte d’Azur (seulement 77,3% de ponctualité).
En outre, UFC Que Choisir remet en cause le mode de calcul. «Les retards inférieurs à 6 minutes ne sont pas comptabilisés, et les heures de pointe ne sont pas distinguées des heures creuses. De ce fait, les 10 000 usagers quotidiens de la ligne TER Beauvais-Paris, loin des 90,6 % de ponctualité officiellement annoncés dans leur région, atteignent péniblement les 77,1% de trains ponctuels les jours ouvrés aux heures de pointe», explique l'organisation. Elle ajoute «Pire, les données officielles masquent une grande partie des trains annulés, puisque sortent totalement des statistiques tous les trains supprimés au plus tard la veille avant 16h. C’est ainsi jusqu’à 10% des TER chaque mois, et même 25% en juin 2014, qui ne roulent pas mais ne sont pas comptabilisés comme des trains annulés».
L'association a développé une application gratuite «Anti-Retards» qui permet aux voyageurs de signaler les incidents. Le voyageur contribuera ainsi à la mise en place d’un observatoire indépendant et participatif de la qualité dans les transports régionaux.
En parallèle, l’association lance la pétition «Payons en fonction de la qualité». Elle réclame une baisse automatique du tarif des abonnements en cas de retards récurrents sur une ligne.



