Uber condamné à 148 millions de dollars pour avoir dissimulé une attaque informatique

En 2016, le géant du VTC avait été victime d'un piratage informatique responsable du vol des données data de 57 millions d'utilisateurs. Les faits n'avaient été révélés que l'année suivante, alors que l'entreprise avait conclu un accord financier avec le hacker responsable de l'intrusion.

La sentence est sévère pour Uber, accusé par les 50 états des États-Unis d’avoir couvert le piratage dont il a été victime en 2016. L'info a été révélée au grand public en 2017, Mais Uber n’avait pas signalé le vol des données data de 57 millions de clients et chauffeurs. La start-up avait alors négocié et accepté de payer 100 000 dollars au hacker afin qu'il supprime les fichiers dérobés. Un mauvais calcul puisqu'aujourd’hui, Uber doit payer 148 millions de dollars après la conclusion d'un accord avec les 50 Etats. Il s’agit de la plus grosse amende jamais réclamée pour un délit de ce type de la part d’une entreprise. Les 148 millions de dollars seront divisés entre chaque Etat américain.

La lourdeur de la sanction est liée au fait qu'elle est estimée en fonction du nombre d’utilisateurs touchés par la faille de sécurité, mais aussi parce qu'Uber a tenté de couvrir le délit en payant les hackers et en ne signalant pas le problème aux autorités.