Un tiers des voyageurs d’affaires se disent épuisés

Selon une étude publiée par International SOS, plus d'un tiers des voyageurs d'affaires internationaux se déclarent surmenés émotionnellement et physiquement. Pour limiter les risques de burn-out, la fondation préconise de suivre quelques recommandations.

International SOS, fondation spécialisée dans les solutions de prévention médicale et de sécurité, s'est associée à la Kingston Business School et Affinity Health at work pour une étude nommée "Behavioural and Psychological Effects of International Business Travel on the Global Business Traveller". Un travail de recherches qui porte sur les effets comportementaux et psychologiques des déplacements professionnels à l'international sur les voyageurs d'affaires.

Selon Laurent Fourier, directeur d'International SOS, les collaborateurs ayant des déplacements réguliers à l'international ont 3 fois plus recours à un soutien psychologique que les autres employés. "Les organisations doivent s’impliquer pour protéger la santé mentale et garantir le bien-être physique de leurs employés en déplacement ", précise-t-il.

31% des sondés déclarent ressentir un épuisement émotionnel et 46% admettent consommer plus d'alcool lors de leurs missions. Des signes de surmenage sur lesquels les entreprises doivent veiller. En parallèle, le niveau de stress augmente également lors d'un déplacement chez 45% des voyageurs.

En cause : des heures de travail supplémentaires, une réduction de l'activité physique, un régime alimentaire moins équilibré ou bien encore un sommeil de mauvaise qualité. Autant de facteurs qui font que 27% des sondés sont victimes de problèmes de santé mentale majeurs (dépression, anxiété et stress).

Pour Philippe Biberson, directeur médical régional chez International SOS, pour palier à ce phénomène il est important de bien sensibiliser les collaborateurs lors des déplacements, notamment ceux à risques, et de mieux les préparer. « Les entreprises peuvent faire d’avantage pour soutenir et protéger leurs voyageurs d’affaires. Un soutien et des conseils appropriés, en santé comportementale, physique et psychologique, peuvent faire toute la différence entre une mission réussie et une mission ratée et coûteuse », conclut-il.