Cité par Travel Week, Carsten Spohr, patron de Lufthansa, est formel "Avec les GDS, nous utilisons une technologie vieille de trente ans pour des canaux de distribution dépassés qui ne séduisent pas nos clients. Notre rentabilité et notre part des profits est insuffisants. On nous demande sans cesse du best buy et on s’offusque de nos efforts pour maintenir notre marge''. Une vision que confirment d’autres grands patrons qui regrettent "de devoir payer les GDS qui eux même payent les TMC en marges globales. Ce n’est pas raisonnable". Et de confirmer en off qu’il est "temps que les compagnies aériennes reprennent la main sur leur produit aujourd’hui géré et vendu sous des formes que le transporteur ne maitrise pas concrètement".
Et la fin des commissions est un bel exemple selon les compagnies. "Nous avons proposé des marges arrières aux agences de voyage comme à certains de nos gros clients", explique un porte-parole d’une grande compagnie brésilienne, "Et au final, nous payons à la fois pour les GDS et pour fidéliser les entreprises. Demain nous allons certainement augmenter nos fonds marketing pour rester dans la compétition. C’est impensable".



