Une facture de 1200 dollars pour avoir consulté ses mails en vol

Être toujours connecté est devenu primordial pour le voyageur d'affaires. Les compagnies aériennes ont bien compris ce besoin et commencent à installer des bornes wifi dans leurs appareils. Jeremy Gutsche, le CEO de Trend Hunter, a testé ce nouveau service lors d'un vol Singapore Airlines. Il est loin d'avoir être séduit. En plus de sa lenteur, il a fait face à une facture de près de 1200 dollars !

Jeremy Gutsche a fait part de sa mauvaise expérience sur son blog. Lors d'un vol Londres Heathrow – Singapore sur Singapore Airlines, le 12 novembre dernier, il a utilisé le service wifi de la compagnie asiatique. A son arrivée, il avait une facture de près de 1200 dollars «J'aurais aimé pouvoir blâmer une addiction pour NetFlix ou les documentaires intellectuels qui m'auraient rendus 1200 dollars plus intelligent. Cependant l'internet de Singapore Airlines était douloureusement lent, donc les vidéo auraient été impossibles. Ce qui signifie que je ne suis pas devenu plus intelligent... sauf sur la façon d'être facturé beaucoup d'argent pour des trucs», explique t-il sur son site. Il détaille avoir consulté 155 pages, principalement ses mails pendant son vol. «J'ai passé une heure à télécharger un document powerpoint de 4mb. Ce document a dû me coûter 100 dollars à télécharger, j'espère que mon équipe l'a aimé. J'ai même envoyé un mail pour les prévenir que le téléchargement allait prendre longtemps. Cet email a sûrement dû me coûter 10 dollars». Il ajoute que les prix par mb étaient bien affichés lorsqu'il s'est connecté mais ayant pris un package à 30 dollars, il s'est endormi sans penser qu'il dépasserait la limite de plus de 1000 dollars.

En fait, l'offre de Singapore Airlines propose aux passagers d'être automatiquement déconnectés lorsque le forfait choisi est consommé ou bien de rester connectés en payant des frais supplémentaires en fonction des octets utilisées. Une subtilité qui a échappé au passager de Toronto. Les voyageurs d'affaires doivent donc être très attentifs aux termes des offres des compagnies aériennes au risque sinon de connaître la même mésaventure que leur confrère canadien. Après avoir reporté son histoire sur le net, Jeremy Gutsche est parvenu à entrer en contact avec le service client du transporteur. Il n'a pas encore fait connaître le résultat de cette discussion.