
Pour le SNPL France Alpa, par la voix de Yves DESHAYES, son président : "Depuis longtemps, les équipages attendent une réglementation sûre prenant en compte les recommandations scientifiques, afin de contrecarrer les dangers liés à la fatigue en vol. L’AESA n’en a cure, malgré les sondages et les études scientifiques explicites. Il est inenvisageable de baisser les normes européennes de sécurité des vols, et de mettre en place des limitations trop permissives qui mettront en danger la sécurité de nos passagers. L’accident de l’avion de Colgan Air en février 2009 en est un parfait exemple. L’AESA doit prendre en compte la fatigue des pilotes de ligne". Du côté des compagnies, si l'on ne conteste pas le bien-fondé de certaines études, on précise aussi que "La généralisation des outils d'aide au pilotage, associée à des process simplifiés, limite la fatigue pendant un vol". Les syndicats de pilotes s'inquiètent également des annonces de certaines compagnies low cost persuadés qu'un seul pilote dans l'avion suffit pour le court et le moyen courrier. Si le mouvement est maintenu, il pourrait avoir d'importantes conséquences en Europe où l'on estime que plus de 50 % des vols pourraient être supprimés.


