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Dimanche 18 Février 2018

VTC, la fin d’un rêve


Les syndicats de chauffeurs de VTC le reconnaissent à demi-mots, les promesses faites aux chauffeurs aux premiers jours se sont vite transformées en cauchemar. Envoler les espoirs de réussite rapide, finis les avantages qui permettaient d’éviter les contraintes imposées aux taxis… Le retour à la réalité est dur pour les chauffeurs de VTC qui, en majorité, commencent à regretter leur choix.



Le business modèle des VTC est-il viable ?
Le business modèle des VTC est-il viable ?
Le chiffre est tombé en fin de semaine : 60 heures de travail pour moins de 1500 € par mois. Difficile de s’en sortir quand on est chauffeur de VTC affilié à une plateforme comme Uber. Les mouvements de colère qui ont débuté ce samedi 17 février ne sont pas les derniers programmés par le chauffeur de VTC qui veulent aujourd’hui se faire entendre du gouvernement. Principale revendication, 12 € pour une course au minimum. Un tarif qui dépasse largement celui des taxis d’autant que les chauffeurs veulent y ajouter des frais de prise en charge de deux euros, la facturation du temps d’attente et le coût kilométrique. Uber le sait : la hausse des tarifs éloignent les clients… Sans doute a-t-elle contribué au déficit de 4,5 milliards qu’a connu la compagnie cette année.

Et le malheur des VTC fait le bonheur des compagnies de taxis dont le chiffre d’affaires, depuis décembre dernier, s’est envolé de 12 à 20% selon les entreprises. Du jamais vu. Le modèle économique des VTC est-il à bout de souffle ? Pour les taxis, il est évident que la dérégulation engagée ne pouvait conduire qu’à la déception. De fait, la grève du 17 février a été peu ou pas suivie. Certes, une partie des accès aux aéroports a été bloquée mais sans conséquence directe pour le voyageur autorisé à passer pour se rendre au rôle d’embarquement.

Reçus par un conseiller de la ministre des transports, les chauffeurs représentants de la profession ont vite jeté l’éponge et levé le mouvement. Le gouvernement a en effet accepté de contacter les membres de la mission d’étude lancée début décembre pour qu’ils puissent rencontrer l’ensemble des acteurs du secteur et étudier l’idée d’une tarification minimale. Mais les chauffeurs sont réalistes et savent très bien que le dossier restera lettre morte face à la mobilisation des taxis.

Conséquence directe de cette situation, le nombre de chauffeurs titulaires du diplôme exigée par la loi Grandguillaume est en chute libre. Les recrutements sont devenus de plus en plus compliqués et la pénurie engendre une hausse des prix que les clients rejettent. Autre constat, la baisse du nombre de chauffeurs allonge fortement les délais d’attente qui ont augmenté de plus de 25% en région parisienne.

Si les chauffeurs reconnaissent le bien-fondé de la gestion dynamique engagée par les plates-formes, ils savent désormais que tous ne pourront pas maintenir leur activité dans ce domaine, faute de gagner suffisamment leur vie. Selon des sources ministérielles, seules quelques grandes régions pourraient encore bénéficier de services de VTC de qualité comme sur la Côte d’Azur ou la côte basque mais pour ces spécialistes, les grandes villes françaises verront une baisse sensible du nombre d’opérateurs VTC d’ici à la fin 2018. Une nouvelle accueillie avec enthousiasme par les taxis.
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1.Posté par Enrique le 19/02/2018 10:02
Le vrai problème des VTC aujourd'hui, et le principe des majorations tarifaires... Il est devenu quasi impossible d'avoir un VTC au tarif normal, maintenant, ils sont toujours en majoration... Ils sont de fait bien plus cher que les taxis.
Soit les sociétés de VTC suppriment les majorations, soit à terme, il faut s'attendre à une chute drastique des réservations sur ces plates formes... Et le retour, au monopole des taxis.

2.Posté par Karlito le 20/02/2018 23:14
Comment voulez vous que des pseudos chauffeurs avec des formations éphémères ou quasi inexistantes puissent continuer à voler les clients en proposant par exemple facture à l appui :15 km parcouru facturé 142 € ça s appelle se foutre de la gueule du monde , y a-t-il encore des abrutis pour pouvoir payer des montants pareil et bien tant pis pour eux s'ils le font, et s'ils engraissent l économie parallèle de malfrats qui ne jouent pas le jeux de payer des charges notamment la TVA... ces gens ne sont pas des artisans ni des commerçants ce sont des voyous qui déjouent les réalités économiques , la plupart sont des blanchisseurs d'argent notamment liée au trafic de drogue , et finissent par devenir chauffeur VTC über dans le simple but de se racheter une conduite dans notre société, comment pouvez-vous accepter que l'offre et la demande generent des prix exorbitants, du genre : les clients demandent des vtc a des heures de pointe ou de sorties tardives , les vtc ne répondent pas .....laissent grimper les prix et assassinent les clients , je reviens au kilométrage précédent (15 k) en taxi ,vous payeriez la course en tarif de jour1, 66 € par km et 2 euros de prise en charge, si des fois il y avait des bouchons ce sera 33 € de l heure mais c est très rare ...soit un montant très correct et de surcroît déclaré puisque que 90 à 95 % des clients payent en carte bleue et c était qu un simple exemple...la mini bouteille d eau se paye cher en vtc , continuez de vous faire arnaquer par ces voyous en costard Kiabi et chaussures pointues , bien que les taxis en région parisienne ne soient pas non plus toujours sympas .(.temoignages de clients ).mais venez a Bordeaux et vous comprendrai ..la profession taxi fait énormément d effort dans tous les domaines ...carte bleue etc ...n hésitez pas à revenir nous voir ...vous ferai des grandes économies et nous serons à votre écoute aussi bien en taxi conventionnel ou taxi médicalisé ...nous sommes toujours a l écoute des gens à part qqes abrutis taxis qui font n importe quoi ...ca existe dans tous les métiers. ..merci de m avoir lu ...au plaisir de vous transporter.

3.Posté par Bilal le 21/02/2018 08:16
La vraie part de marché du VTC est le transport haut de gamme, qui était fait auparavant par les véhicules "grande remise". Aujourd'hui on utilise le vtc pour en faire un transporteur low cost, cela est impossible car le transporteur le moins cher c'est le taxi : son tarif est réglementé et calculé en fonction de tous les coûts de fonctionnement tout en permettant à l exploitant de gagner un salaire. Avec les tarifs "de base" des plateformes VTC le chauffeur n'est pas rentable donc il a besoin des courses majorées. Et finalement c'est le consommateur qui se fait piéger par un prix d appel alléchant mais la réalité est différente : surtout quand le marché tue la concurrence des taxis, ils ne restent plus que des vtc avec des prix majorés et là le client est coincé. Le taxi avec son prix réglementé est là pour protéger les consommateurs ! Encore faut-il que les consommateurs le comprennent et jouent le jeu , car s'ils boudent les taxis ils finiront par disparaitre et il.ne restera qu'une offre variable qui viendra profiter de la détresse des clients (comme vu lors des majorations de tarifs pendant les attentats, les jours d intempéries....)



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