Si Uber a fait savoir son opposition à cette idée jugée anti-concurrentielle, la plupart des associations professionnelles et des syndicats de chauffeurs se réjouissent à l'idée de voir un tarif minimum se mettre en place rapidement. Mais le secrétariat d'État en charge de la négociation, n'a que très peu de temps pour trouver une solution concrète à ce qui est déjà considéré comme un projet « mort-né », dans l'attente d'une nouvelle équipe ministérielle.
Pour Fabian Tosolini de la CFDT Transports, "l'idée même de ce tarif minimum perdurera au-delà des seules échéances politiques". Les organisations syndicales sont confiantes et estiment que le point le plus important reste le niveau de prix qui sera admis par l'ensemble des acteurs mais aussi des clients. Aujourd'hui, le tarif de 21 € de l'heure doit être le point de départ des discussions. Les chauffeurs calculent que la rentabilité minimum d'une voiture doit se situer autour de 5000 € par mois, somme dont il faut déduire le coût du véhicule et de l'essence ainsi que les frais de mise en relation demandés par les plates-formes.



