Dans son introduction à l'étude, Thalys dresse le portrait actuel du ferroviaire en matière de protection de l’environnement. Premier constat, les transports dans leur ensemble sont responsables de 20% des émissions de CO₂ en Europe et réduire leur impact en termes d’effet de serre est particulièrement complexe. Autre observation, les consommateurs bénéficient désormais d’informations précises, y compris grâce aux éco-comparateurs, pourtant leurs pratiques semblent faiblement impactées par cette connaissance.
Pour ce qui concerne Thalys, l’étude souligne que 200 000 tonnes/équivalent CO₂ sont économisées chaque année grâce à Thalys, principalement grâce au trafic automobile évité. Mais le tableau global serait incomplet si on s’arrêtait à ce stade. Le cabinet souligne qu’il faut prendre en considération le nombre de barils de pétrole économisés, le trafic et la congestion routière évitée mais aussi le coût social des accidents épargnés grâce à Thalys. Le tout cumulé, Carbone 4 a calculé la valorisation de l’impact positif de Thalys : ce sont chaque année 140 millions d’euros que Thalys fait économiser à la collectivité. Un chiffre un peu « habillé » pour les besoins de la cause mais qui reste élevé au regard du trafic routier.
Forte de ce document, Agnès Ogier, directrice générale de Thalys "souhaite que ces résultats viennent nourrir le dialogue sur la place du ferroviaire dans l'écosystème de transports durables que nous construisons pour demain. Nous appelons cela la Mobilité Responsable, et Thalys se doit d’occuper une place exemplaire dans ce débat".
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