Voyage d’affaires en Algérie : hystérie collective autour du choléra

Il aura suffi d'une rumeur pour que les réseaux sociaux s’emballent en Algérie. A la base, une information publiée par l'AFP le 25 août dernier faisant état de 46 personnes contaminées par le choléra. Désormais, selon la rue plus de 100 000 personnes seraient touchée. Une fake new qui agace le gouvernement.

Seule certitude, deux personnes sont bien décédées de la maladie. Mais ce constat a des conséquences inattendues. Sur internet, des "sources bien informées" affirment que les aéroports du pays vont être fermés et les voyageurs devront fournir une attestation d'un médecin ou d'un centre spécialisé stipulant qu'ils ne sont pas porteur de la maladie. Tout est faux !

Selon les autorités sanitaires, citées par l'AFP, "Un cas a bien été confirmé à Médéa et un autre recensé dans celle d'Aïn Defla…deux régions du sud-ouest d'Alger limitrophes de celles de Blida et Tipaza, où la grande majorité des malades est recensée". Dans ces zones, un contrôle renforcé de la qualité des eaux a été engagé. L'Algérie n'avait plus constaté de cas de choléras depuis 1996. La dernière grande épidémie date de 1986.

Contrairement à ce que disent les médias sociaux, aucune interdiction de circuler n'a été décrétée en Algérie. Aucune interdiction de vols ne serait programmée par les autorités qui invitent la population au calme et précise qu'il "ne faut pas écouter les fausses nouvelles d'internet".

La carte des risques en Algérie selon le Ministère des Affaires étrangères français