Voyage d’affaires : fini l’espionnage dans les avions ou les trains

Il faudra désormais s'habituer au "protège écran électronique", né du mariage de l'intelligence artificielle et de la caméra implantée sur les portables ou les smartphones. Tous les voyageurs qui se déplacent avec des données sensibles l'apprennent vite : avant d'ouvrir son micro, sa tablette ou son téléphone, il faut vérifier si d'autres personnes peuvent lire votre écran.

Les deux chercheurs de Google à l'origine du projet, Hee Jung Ryu et Florian Schroff, affirment qu'il faudra moins de deux millisecondes à la caméra pour détecter la présence d'une personne derrière votre écran. Conséquence, l'écran se brouille, rendant illisibles les datas affichées.

Pour le moment, le système ne peut reconnaître que les visages présents en angle direct sur l'écran. Difficile donc d'imaginer que des personnes présentes sur le côté ou dans un angle mort soient repérées. Pour Hee Jung Ryu, le système pourra rapidement s'enrichir de nouvelles fonctionnalités encore plus pointues que celles révélées aujourd'hui.

Google n'a pas précisé la disponibilité de l'application mais confirme qu'elle serait rapidement intégrée à son offre, sans doute avant la fin du premier semestre 2018.