Un dessin sur la peau, pourquoi pas ? Mais invisible, insoupçonnable et surtout, qui ne fait pas l’objet d’une publicité à outrance de la part du porteur. Bref, un motif discret et invisible, c'est sans doute tout ce que peut se permettre un homme d'affaires s'il veut travailler aux Etats-Unis.
Ce n’est pas la première fois que les Américains, loin d’être aussi débridés que nous le pensons, se font les gardiens de la morale. Ce n’est pas la première fois non plus que les entreprises expriment assez clairement leur souhait en matière de tattoos. Ces rumeurs sur des règles tacites imposées par les grandes sociétés US ne sont pas neuves. Kodak, au moment de la vague baba cool, ne voulait aucun « cheveux longs » dans ses structures commerciales. Pas de barbus chez IBM, pas de célibataires aux commandes dans les entreprises mormones… La liste est longue, mais on ne prête qu’aux riches. Coca ou Wal-Mart le savent mieux que les autres après avoir été victimes d’une cabale qui voulait qu’aucun homosexuel ne puisse travailler dans les structures internationales. Autant de balivernes qui continuent aujourd’hui encore de circuler dans les grandes universités.



