Grève : Quel impact sur les événements d’entreprise ?

La journée de mobilisation du 5 décembre, reconductible, impacte fortement les déplacements professionnels et, par extension, les événements d’entreprises, du simple report au surcoût pharaonique…

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C’est dans le principe même d’une grève que d’impacter l’activité de l’entreprise qui doit la subir. Mais quand ladite grève concerne les transports, c’est bien entendu un spectre beaucoup plus large de l’économie qui en est affecté.

Concernant la journée de mobilisation du jeudi 5 décembre, annoncée comme très suivie, touchant directement le transport urbain francilien (RATP) ainsi que les moyens de se rendre en Ile-de-France (aérien et ferroviaire), l’impact sur les rendez-vous et déplacements professionnels est fort.

La grève ayant été annoncée il y a plusieurs semaines, certains événements « légers » type séminaires auront pu être déplacés. Ainsi, au Mercure Porte de la Villette, les réservations de salles ont connu un boom pour le début de cette semaine, jusqu’au mercredi 4 décembre. En revanche, le jeudi 5 décembre, habituelle grosse journée dans cet établissement pour ce type de demandes, c’est la disette : « Jeudi, nous avons deux petits séminaires totalisant une dizaine de personnes. Le même jeudi de 2018, nous avions sept événements avec une cinquantaine de personnes ». Soit une division par cinq de l’activité normale.

Concernant l’occupation des chambres, qui, pour ce même établissement, est constitué en semaine de près de 90 % de voyageurs d’affaires, le constat est aussi sans appel : « Pour les nuits de mercredi 4 et jeudi 5, notre taux d’occupation est de 68 % contre 93 % l’an dernier à la même période ». Soit moins vingt-cinq points. Dans le cas d’annulation pour cause de grève, l’hôtelier suit la politique Accor : « Si la réservation a été prépayée, nous proposons une autre date jusqu’au 31 mars 2020 ». Dans le cas, contraire, le client en est pour ses frais : le prix de la chambre reste dû.

Concernant les salons, congrès et autres conventions de grandes dimensions, bien sûr, c’est une autre affaire. Les réservations auprès du gestionnaire de lieu, de l’organisateur d’événements et de l’ensemble de la chaîne des intervenants ont été faites bien avant l’annonce de la mobilisation.

Dans le cas de congrès ou conventions, le recours à des modes de déplacements alternatifs est envisageable. Un prestataire tel que Viparis propose un « pack accueil » qui permet d’acheminer les participants de leur gare ou aéroport d’arrivée vers le lieu de l’événement. Reste qu’à cet aéroport ou à cette gare, il faut y arriver… Les bus, notamment, peuvent y pourvoir, si le budget et la disponibilité existent.

La problématique est encore beaucoup plus complexe pour les salons. Car à supposer même qu’une solution soit trouvée pour assurer la présence des exposants, qu’en est-il des visiteurs ? Or, un salon sans fréquentation est un salon raté… Nous reviendrons la semaine prochaine sur la réalité de la fréquentation de ce type d’événements durant ces journées des 5 et 6 décembre.