Le bien-être du voyageur est-il si important que ça ?

Le bien être des voyageurs est devenu essentiel

Univ’Airplus, l'événement incontournable de la rentrée, se déroulera le 5 septembre et traitera du bien être du voyageur. Mais comment les entreprises traitent-elles ce sujet ? Utopie ou bien réalité ?

Le bien-être du voyageur était un des sujets de prédilection des partenaires sociaux. Toutefois, la tendance de fond engagée au sein des entreprises, change la donne sur le marché des déplacements professionnels. Depuis près de trois ans, les entreprises passent d’une approche coût des déplacements à une approche centrée sur le bien-être du voyageur. Il faut dire que l’employeur a une obligation de moyen et de résultat envers ses collaborateurs.

Une réglementation européenne et française

La directive européenne 89/391/CEE de 1989 et l’article L 4121–1 du Code du travail impose aux employeurs de procéder à une évaluation des risques appropriée et suffisante. Ils doivent démontrer qu’ils ont pris toutes les mesures pratiques pour répondre aux besoins de leurs employés en matière de santé, de sécurité et, c'est important, de bien-être.

Ce n’est toutefois pas la loi seule qui donne le ton. Le rebond économique que connaît la France raréfie les candidats à l’embauche et précipite ceux en place vers ce qui se fait en dehors de leur écosystème. Le bien-être du voyageur, souvent exprimé au travers de la politique voyages. Il devient donc un puissant outil permettant aux ressources humaines de stabiliser l’organisation et de recruter les meilleurs profils.

Des changements notoires dans les politiques voyages

De leur côté, les acheteurs et les travel managers trouvent que le plafonnement des économies peut être repoussé vers le haut grâce au support des voyageurs. Plus ils seront à l’aise avec les règles, plus le taux d’adoption de la politique mise en place sera élevé et donc, plus les objectifs stratégiques seront respectés.

Lors de la sortie de l’étude en 2017, Lesley O'Bryan, directrice et vice-présidente d'Advito déclarait : « Les voyageurs prennent inévitablement des décisions d'achat qu'ils jugent nécessaires pour satisfaire leurs propres attentes et les attentes de leur entreprise pour leurs voyages d'affaires. En travaillant au niveau de la politique voyages, les entreprises peuvent éliminer un grand nombre de petites décisions de dépenses que les voyageurs individuels prendraient, tout en maintenant une grande satisfaction des voyageurs ».

Les prestataires et les outils modernes permettent une bien meilleure prise en compte du bien être du voyageur

Plus que jamais ce constat est de mise. Les outils dits "end-to-end" comme Concur ou des places de marché comme Travel Planet ou MisterFly dans le loisir ont su détecter ce changement de paradigme et prendre le leadership sur le développement de solutions englobant une large catégorie de frais voire, le financement des dépenses. Des familles de frais non pilotées comme les frais de bouche, le dernier kilomètre, le train international sont maintenant adressables et intégrables au système automatique de gestion des notes de frais.

Un bon nombre de politiques voyages ont été mises à jour et prennent maintenant en compte le bien être du voyageur. La définition de ces évolutions se fait souvent en collaboration avec les ressources humaines, les voyageurs et même avec les fournisseurs de solution (engagement de résultat). Univ’Airplus apportera donc un éclairage intéressant sur cette tendance de fond qui n'en est qu'à ses débuts et qui reste un des principaux vecteurs pour aller chercher les économies dites complexes mais qui peuvent souvent représenter près de 20% du budget des dépenses.