L’Union européenne ferme son espace aérien à la Biélorussie

Suite au détournement d’un avion de la compagnie Ryanair devant relier Athènes à Vilnius, les dirigeants de l’Union européenne ont décidé de fermer leur espace aérien à la Biélorussie. De nouvelles sanctions contre le régime d’Alexandre Loukachenko sont également à l’étude. 

Dimanche 23 mai, un Boeing 737 de la compagnie Ryanair a été détourné par Minsk, avec à son bord un jeune journaliste biélorusse, opposant du régime de Loukachenko. L’Union européenne a alors qualifié l’opération d’inadmissible, parlant d’un « scandale national ». Les dirigeants ont décidé hier soir de fermer l’espace aérien et les aéroports européens aux avions biélorusses, jusqu’à nouvel ordre, et une demande a été adressée aux compagnies européennes pour qu’elles évitent le survol du pays. Une décision approuvée par Lufthansa, Singapore Airlines, Air France ou encore AirBaltic. « Air France a pris connaissance des conclusions du Conseil européen et suspend en conséquence jusqu’à nouvel ordre le survol de l’espace aérien (biélorusse) par ses appareils. Les appareils déjà en route verront leur plan de vol modifié », a ainsi annoncé la compagnie aérienne dans un communiqué.

De son côté, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov a déclaré : « On ne peut qu’exprimer nos regrets. Contourner l’espace aérien d’un assez grand pays, situé au centre de l’Europe, est très coûteux pour n’importe quelle compagnie aérienne ». Selon nos confrères du Monde, 2 000 vols commerciaux survoleraient chaque semaine l’espace aérien de la Biélorussie et la compagnie nationale Belavia assure une vingtaine de vols chaque jour à destination ou au départ des aéroports de l’UE. En parallèle, de nouvelles sanctions d’ordre politiques sont à l’étude, notamment économiques. L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a également convoqué une réunion d’urgence pour ce jeudi matin.