Ouverture du salon de l’auto de Francfort: les voitures électriques à l’honneur

Après deux journées réservées à la presse, le salon international de l’automobile de Francfort (IAA) ouvre ses portes au public ce jeudi 12 septembre. Pas de grandes nouveautés pour les modèles circulant avec un moteur thermique, l’innovation,cette année, est électrique. Tous les constructeurs y sacrifient avec des résultats plus ou moins convaincants.

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Tous les constructeurs automobiles majeurs, poussés par de nombreux Etats, veulent faire de la voiture électrique le seul véhicule éco-responsable (ce qui reste d’ailleurs à prouver). Ce salon de Francfort en est une belle illustration à l’heure où de très nombreuses grandes villes imposent des restrictions d’accès et de circulation toujours plus drastiques aux véhicules thermiques.

Le critère qui fait toute la différence porte sur l’autonomie des voitures électriques, souvent trop limitée. Volkswagen attire tous les regards avec son ID.3, une compacte de la taille d’une Golf qui promet jusqu’à 550 kilomètres d’autonomie.

Autre « clou » du salon de Francfort, si l’on peut parler de clou pour une voiture coûtant 150 000 euros, c’est la toute première Porsche 100% électrique. La Taycan, voiture aux performances incroyables, qui atteint les 100 km/h en 2,8 secondes et promet jusqu’à 450 kilomètres d’autonomie réelle. A ce prix, c’est loin d’être la voiture de Monsieur tout-le-monde et il y a également peu de probabilité de voir des flottes d’entreprises s’en équiper.

Mais au delà de la question de l’autonomie, le prix reste le critère le plus dissuasif à l’achat d’une voiture électrique. Au rayon des véhicules dits abordables et présentés cette année à Francfort, la petite Honda.e qui sera commercialisée l’an prochain au prix de 35 000 euros pour (seulement) 220 kilomètres d’autonomie. Elle est pourtant l’une des stars de cet IAA 2019. Elle arrivera sur le marché au même moment que le modèle concurrent du groupe PSA, la e-208 dont le prix démarre à 32 000 euros.

C’est donc une offensive électrique tous azimuts de la part des constructeurs, alors que le marché est encore embryonnaire. Mais plus que l’autonomie renforcée ou des prix identiques aux modèles thermiques, c’est le niveau d’accessibilité aux infrastructures nécessaires à ce nouveau type de véhicules qui permettra aux ventes de décoller. En l’absence de bornes de rechargement en nombre suffisant et proposant des options de recharge rapide, les déplacements de plus de 250 kilomètres en voiture électrique resteront une aventure hasardeuse et souvent compliquée.