Rencontrez les experts American Express au salon IFTM

Aérien : la France est à la traîne par rapport à ses voisins

La France a vu son trafic passager progresser de 5,7% en 2017. Toutefois cette croissance aux multiples visages sur le territoire reste inférieure à la moyenne européenne (7,7%).

Nous suivre sur Google
LR

La Redaction

22 mars 20183 min de lecture

20-de-vols-en-moins-dans-le-ciel-francais-jeudi
20-de-vols-en-moins-dans-le-ciel-francais-jeudi© MARCEL LEVY

Aérien : la France est à la traîne par rapport à ses voisins

La croissance du trafic passager dans l'Hexagone s’est accélérée en 2017. Il a atteint +5,7% contre +3,1% en 2016). Les aéroports français ont ainsi accueilli au total 197 081 471 passagers commerciaux. "Les chiffres 2017 du trafic aérien rendent clairement compte de l’amélioration de la fréquentation touristique de la France après le recul de 2016 dû au contexte sécuritaire".

Entre 2007 et 2017, la croissance hexagonale a été de + 26,3% avec un taux de croissance annuel moyen (TCAM) de + 2,36%. Encore une fois, la France présente un net retard en 2017 par rapport à la croissance du trafic aérien dans l’Union européenne qui s’est élevée à + 7,7% (+ 6,7% en 2016).

Des performances différentes selon les aéroports
La croissance des aéroports parisiens (+ 4,5%) est marquée par la nette reprise de l’activité de Paris‐Charles de Gaulle (+ 5,4%) qui avait été freinée en 2016 (+ 0,3%) par les attentats de novembre 2015 à Paris. Paris‐Orly présente, pour sa part, une croissance de + 2,6% (contre + 5,3% en 2016). Les plates-formes de la capitale ont ainsi contribué en 2017 à hauteur de 40,61% à la croissance française (contre seulement 31,41% en 2016).

Le installations régionales affichent de leur côté une forte croissance (+ 7,5%) tirée essentiellement par les très bons résultats des grands aéroports régionaux : + 14,9% pour Nantes‐Atlantique, + 14,6% pour Toulouse‐Blagnac, + 7,9% pour Bâle‐Mulhouse, + 7,7% pour Bordeaux‐Mérignac, + 7,6% pour Lyon‐Saint Exupéry, + 7,1% pour Nice‐Côte d’Azur, + 6,2% pour Marseille‐Provence.

L’international et le low‐cost boostent le trafic
La croissance française a été indéniablement portée en 2017 par le trafic international (+ 6,8%). Le trafic domestique n’a, quant à lui, progressé que de + 3,4%. La part du trafic international dans le trafic métropolitain est passée à 72,71%.

Le trafic en provenance ou à destination de l’espace Schengen a représenté, en 2017, 34,5% des voyageurs des grands aéroports régionaux métropolitains et 34,1% du trafic des plates-formes parisiennes. Le trafic Schengen peut représenter jusqu’à 40% des passagers sur un aéroport comme Nantes‐Atlantique, 39,5% des clients à Nice, 38% à Lyon ou encore 29,6% à Marseille.

Le trafic low‐cost porte aussi la croissance française. Les compagnies à bas coût ont ainsi contribué en 2017 à hauteur de 56,9% à la croissance française. Il y a une disparité entre la Province et la capitale : 73,41% pour les pistes régionales et 39,01% pour les aéroports français.

La part du low‐cost dans le trafic métropolitain s’élève en 2017 à 31,8% soit une légère augmentation par rapport à 2016 (30,2%). Hors plates-formes parisiennes cette part monte à 45,3% (contre 43,3% en 2016).

La reprise persiste en Outre‐mer
La croissance en outre‐mer est repartie à la hausse depuis 3 ans (2015). Les aéroports d’outre‐mer affichent une solide croissance en 2017 : + 4,8% (après + 4,8% en 2016). Le TCAM outre‐mer sur la période 2007‐2017 est de + 1,42%. A noter les belles performances de l’aéroport de La Réunion‐Roland Garros (+ 8,8%), de Guadeloupe Pôle‐Caraïbes (+ 4,8%) et de Martinique Aimé Césaire (+ 4,5%).

Sur la même thématique

Voir tout