Aéroports parisiens : « l’apocalypse de temps d’attente cet été n’a pas eu lieu »

Augustin de Romanet, interrogé sur BFM Business, se félicite des résultats du trafic en juillet et août, en ligne avec ses prévisions. Et le PDG d’ADP d’afficher sa conviction que le pass sanitaire a permis d’éviter le pire dans les aéroports parisiens cet été.

Augustin de Romanet était l’invité ce mardi soir du Grand Journal de l’Eco sur BFM Business. Le PDG du groupe ADP (Aéroports de Paris) est revenu sur l’activité estivale des aéroports de Roissy CDG et Orly. En mai dernier, il redoutait une « apocalypse de temps d’attente« , à l’arrivée des passagers, en raison de la multiplication des contrôles dus à la pandémie. « Cela n’a pas été le cas (…) avec des temps d’attente relativement maitrisés. 90% des gens ont pu passer les postes d’inspection filtrage en moins de dix minutes, et le même pourcentage a pu passer les postes de contrôles de la police des frontières en moins de 20 minutes», a-t-il d’abord indiqué au micro d’Hedwige Chevrillon, tout en reconnaissant qu’il y a eu aussi parfois des temps d’attente très longs. Et de se féliciter par exemple d’avoir pu trouver un accord avec la PAF pour utiliser Parafe afin de séparer les flux de personnes vaccinés et non vaccinés de l’UE.

Qu’en est-il du pass sanitaire ? « Il nous a fait gagner énormément de temps dans les formalités de contrôle, il les a rendu supportables tout en assurant la fiabilité des informations délivrées et son inter-opérabilité avec des systèmes extra-européens. C’est une réussite majeure de l’administration électronique».

ADP tablait par ailleurs sur un trafic d’environ 50% sur les deux plateformes parisiennes en juillet et août, par rapport aux mêmes mois de 2019. « L’été a été conforme à ce que nous escomptions, meilleur à Orly qu’à CDG, avec un trafic majoritairement européen».

Quid de l’automne ? « Nous n’avons qu’une visibilité à trois semaines ! Des événements imprévus peuvent arriver à tout moment», a répondu Augustin de Romanet, rappelant que des pays venaient d’être retiré de la liste verte de l’UE dont les Etats-Unis et Israël, « ce qui a un impact immédiat pour les aéroports et les compagnies aériennes ».

«La viscosité du trafic aérien va demeurer tant que les variants seront plus ou moins maitrisés selon les États» a-t-il ajouté, constatant notamment l’impact majeur de la pandémie sur la connectivité de CDG vers l’Asie et l’Amérique latine.

Augustin de Romanet a enfin rappelé qu’ADP maintenait ses efforts de réduction de coûts, se traduisant par exemple par la fermeture actuelle du terminal 1 de CDG.