Air France ne doit plus vendre de billets entre Paris et une ville française située à moins de 2h30 en TGV

 En contrepartie d’une aide record de 7 milliards d’euros apportée par l’Etat pour l’aider à faire face à la crise sanitaire, la compagnie nationale « devra faire des efforts », a indiqué ce mercredi Bruno Le Maire, lors de son audition par la Commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale.

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Air France devra « être plus rentable et plus compétitive« , a exigé le ministre de l’Economie. Deuxième condition: « Air France doit devenir la compagnie aérienne la plus respectueuse de l’environnement », a-t-il ajouté, ainsi que le rapporte Bfmtv. 

Pour y parvenir, la compagnie devra « réduire de 50% ses émissions de Co2 par passager et par kilomètre entre 2005 et 2030 » mais également faire baisser de 50% « son volume d’émissions de CO2 sur ses vols métropolitains d’ici la fin 2024″. 

« Cette condition nouvelle et drastique va nous amener à revoir la mobilité sur le territoire français« , a poursuivi Bruno Le Maire. Concrètement, « dès lors qu’il y a une alternative ferroviaire à des vols intérieurs avec une durée de moins de 2h30, ces vols intérieurs devront être drastiquement réduits et limités simplement aux transferts vers un hub« .

Une telle contrainte va obliger Air France à ne plus vendre de billets entre Paris (Roissy ou Orly) et Rennes, Nantes, Bordeaux et Lyon. Seuls les passagers utilisant ces vols intérieurs pour se rendre ensuite ailleurs en Europe ou dans le reste du monde, y compris l’outremer, pourraient être acheminés depuis ces quatre villes vers l’aéroport où ils prendront leur correspondance.