Covid-19 : pas de quarantaine pour les Européens à l’entrée en France

En Europe, l’heure est à l’assouplissement des mesures exceptionnelles. En revanche, la quarantaine devrait durablement s’imposer, à l’entrée en France depuis des «pays à risques» extra-européens.

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La France n’imposera pas de quarantaine à « toute personne, quelle que soit sa nationalité, en provenance de l’UE, de la zone Schengen ou du Royaume-Uni« , à compter du 11 mai, a indiqué l’Élysée ce dimanche. Les discussions sont en cours entre États pour renouer avec la libre circulation, un concept clé de la construction européenne. Ainsi, le ministre-président du Land de Sarre travaille à la réouverture le 11 mai de tous les postes frontières entre la France et l’Allemagne, visant surtout à faciliter la vie des travailleurs transfrontaliers.

Les mesures de quarantaine, à l’entrée en France, ne s’appliqueront donc qu’aux personnes en provenance de pays extra-européens, Français compris. Et une liste de « pays à risques » sera prochainement communiqué par le gouvernement. Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, a insisté sur cette fermeté concernant les frontières non-européennes ce dimanche, rappelant qu’elles resteront fermées «jusqu’à nouvel ordre». Cette quarantaine devrait durer au moins jusqu’au 24 juillet, dans le cadre de la prorogation de l’état d’urgence sanitaire. Elle devrait être limitée à quatorze jours. Au-delà de cette période (si elle est positive), la personne concernée devra accepter de rester confinée, au maximum un mois, ou se mettre d’accord avec le juge des libertés et de la détention. Elle pourra aussi exercer un recours auprès de ce dernier dès le début de la quarantaine : le juge devra alors statuer dans les 72 heures et pourra aussi s’autosaisir.