Covid-19 : un plan massif pour aider le tourisme et l’événementiel

Le gouvernement a présenté un arsenal de mesures à même de soutenir le secteur, dont le recours à l’activité partielle jusqu’à fin septembre.

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Ce jeudi, le premier ministre a annoncé «un engagement de plus de 18 milliards d’euros pour les finances publiques» en faveur du tourisme. Les différentes mesures sont détaillées dans l’article de notre confrère L’Écho touristique «Un plan massif pour le tourisme : les annonces d’Édouard Philippe». Dans les grandes lignes, on retrouve la mise en place d’un Prêt Garanti État « Saison », l’augmentation de l’enveloppe des prêts Bpifrance, l’exonération complète des charges sociales et patronales de mars à juin 2020, le report des remboursements des prêts aux TPE-PME par les banques, l’exonération et crédit de cotisations sociales, la mise en place d’un guichet unique numérique (www.plan-tourisme.fr)…

On insistera sur quelques mesures spécifiques :

Le fonds de solidarité
Il restera ouvert pour les entreprises du secteur CHR-Tourisme, événementiel, sport et culture jusqu’à la fin de l’année 2020 ; son accès sera élargi à des entreprises de plus grande taille, celles qui ont jusqu’à 20 salariés et jusqu’à 2 millions d’euros de chiffres d’affaire ; l’aide à laquelle il pourra donner droit sera augmentée jusqu’à 10 000 €.

L’activité partielle
Les entreprises du secteur du tourisme et de l’événementiel se félicitent aussi de la possibilité de continuer à recourir à l’activité partielle dans les mêmes conditions qu’aujourd’hui jusqu’à la fin du mois de septembre 2020. Au-delà, l’activité partielle leur restera ouverte dans des conditions qui seront revues le cas échéant.

Le PGE « Saison »
Un prêt garanti par l’État (PGE) «saison» sera mis en place : ses conditions seront plus favorables que le PGE classique avec un plafond plus élevé (alors qu’aujourd’hui le prêt est plafonné à 25 % du chiffre d’affaire 2019, le plafond du « PGE saison » sera porté aux trois meilleurs mois de l’année 2019 – ce qui pour des entreprises saisonnières fait une grande différence. Un exemple cité par le gouvernement : un traiteur dont l’activité est pour partie liée à l’événementiel, réalisant 3,8 M€ de chiffre d’affaire par an, a subi un arrêt total de son activité du fait de l’état d’urgence sanitaire. Pour faire face à l’urgence, l’entreprise a eu recours au chômage partiel pour ses 50 collaborateurs, et a bénéficié du report d’échéances de ses crédits. En complément, elle a obtenu un PGE de 300 000 €, financé par ses banques, complété par un Prêt Tourisme sur 7 ans dont le différé de 2 ans doit apporter « la souplesse nécessaire à une reprise progressive de l’activité« .

Les cotisations sociales
Une exonération de cotisations sociales s’appliquera aux TPE et aux PME pendant la période de fermeture ou de très faible activité, au moins de mars à juin, pour un montant estimé à 2,2 Md€.

Pour la reprise de l’activité, la prudence reste toutefois de mise, et des mesures d’adaptation peuvent avoir lieu la semaine du 25 mai au regard de l’évolution épidémiologique. Aucune précision n’a par ailleurs été donné sur une date et un nombre de personnes autorisées pour des rassemblements, qu’ils soient culturels ou professionnels. Sur ce plan, la situation sanitaire sera déterminante et scrutée par les professionnels du MICE.

A noter que des feuilles de route sectorielles seront définies pour le mois de juillet, au sein du tout récent Comité de filière tourisme, en vue d’un contrat de relance et de transformation du tourisme à l’automne. Les collectivités et les professionnels concernés seront appelés à construire les feuilles de route de leurs secteurs – dont l’événementiel – avec l’État et ses opérateurs.