Le chiffre d’affaires de Ryanair plonge de 78%

Ryanair a publié lundi ses résultats au titre du premier semestre de son exercice fiscal 2021 (avril à septembre). Le chiffre d’affaires du transporteur affiche une baisse de 78%, à 1,18 milliard d’euros, «à cause de la chute de 80% du trafic», indique la compagnie «low cost» dans un communiqué.

Ryanair perd de l’argent. La compagnie irlandaise à bas coûts a accusé au premier semestre de son exercice fiscal 2021 (avril à septembre) une perte après impôts de 197 millions d’euros, contre un bénéfice de 1,15 milliard d’euros un an plus tôt. Pour sa part, le chiffre d’affaires a chuté de 78 % pour s’établir à 1,18 milliard d’euros. Ryanair est pénalisée par l’effondrement du trafic de 80 % à 17 millions de passagers (contre 86 millions un an plus tôt). La crise du Covid-19 est bien entendu en cause.

La compagnie rappelle qu’en raison des mesures de confinement du printemps dernier, l’essentiel de son chiffre d’affaires semestriel a été réalisé lors du deuxième trimestre. Et la situation ne devrait pas s’améliorer dans un avenir proche compte tenu de la multiplication des mesures de reconfinement dans de nombreux pays d’Europe.

Le transporteur a refusé de donner une prévision pour son exercice annuel se terminant fin mars, mais a déclaré qu’il s’attendait à subir une perte au second semestre supérieure à celle du premier.

Ryanair a réaffirmé son objectif de transporter 38 millions de passagers cette année contre 149 millions l’année dernière, mais a averti que ce chiffre pourrait encore baisser « si les gouvernements de l’UE continuent à mal gérer le transport aérien et imposer davantage de restrictions non coordonnées ».

Ryanair prévoit de maintenir entre 50% et 80% de ses capacités l’été prochain, en fonction de l’évolution de la pandémie, a déclaré le directeur financier Neil Sorahan à la radio espagnole RTE.

Le groupe qui affiche l’un des plus solides bilans dans l’industrie aérienne, a déclaré disposer d’une trésorerie de 4,5 milliards d’euros à la fin septembre, soutenu par une indemnisation de 250 millions d’euros de Boeing, et d’une flotte d’avions d’une valeur d’environ 7 milliards d’euros.