MICE : un Cnit new look pour relancer le quartier de La Défense

Le plus grand quartier d’affaires d’Europe engage des travaux pour moderniser et verdir sa dalle, va être bientôt mieux desservie depuis Paris, et profiter dès l’an prochain de l’ouverture du Cnit Forest. De quoi lui offrir de nouveaux atouts sur le segment du tourisme d’affaires.

Avec la crise sanitaire, les entreprises rebattent les cartes en matière de bureaux. Du recours accru au télétravail, à la familiarisation à de nouveaux espaces et de nouvelles technologies, la dynamique de l’hyper-concentration urbaine s’est cassée, notamment sur Paris. Le quartier de la Défense est bien sûr le premier concerné par le phénomène. L’inquiétude des bureaux vides est d’autant plus forte que des tours ont été récemment livrées – telles Trinity et Alto – ou vont l’être dans un futur proche ; Hekla, la deuxième plus haute de France, signée Jean Nouvel, doit être inaugurée mi-2022.

A l’instar des quartiers « tous bureaux », il y a nécessité de transformation pour le premier quartier d’affaires d’Europe. Cela tombe bien : les travaux de rénovation de la place de La Défense – le cœur du quartier – viennent de débuter en ce début de mois de mars. Dans deux ans, cette vaste place de 20 000 mètres carrés sera modernisée et végétalisée, avec arbres et pelouses.

maquette du futur Cnit Forest (c) Viparis

Un autre atout du quartier sera la réouverture pour l’été 2022 des espaces dédiés au tourisme d’affaires situés sous le Cnit, fermés en 2015 pour cause de construction de la nouvelle gare de la Défense : celle-ci permettra dès 2023 au futur RER Eole de relier La Défense aux gares de Saint-Lazare et du Nord.

Le gestionnaire des lieux, Viparis, leader européen de l’accueil de salons et congrès et filiale à 50% d’Unibail-Rodamco-Westfield (le propriétaire du Cnit), a fait appel au talentueux dessinateur de bandes dessinées François Schuiten pour repenser les 20 000 m² d’espaces modulables situés dans les sous-sols, rebaptisés Cnit Forest. En partenariat avec l’architecte Nicolas Adam, il aura ainsi réinventé un univers surprenant, au cœur d’un des bâtiments emblématiques du quartier, construit en 1958 et célèbre pour sa vaste voute triangulaire en béton reposant sur trois points d’appui.

Reste que la tour de bureaux, pour des questions écologiques mais aussi sanitaires, n’est plus dans l’air du temps. Pas davantage que les quartiers 100% affaires. Une deuxième « Défense », plus verte et moins verticale, en expansion du côté de Nanterre, devrait générer un nouvel équilibre, avec davantage de logements d’habitation, porté par le Grand Paris express et la nouvelle ligne 15 du métro. L’avenir de La Défense devrait ainsi se jouer en grande partie entre les gares de La Défense et de Nanterre-La Folie.