Restrictions UK : « le pire moment » pour les compagnies aériennes européennes

Les nouvelles restrictions sur les voyages à destination et en provenance du Royaume-Uni agissent comme un coup de massue pour les compagnies européennes.

Selon le cabinet d’analyses AB Bernstein, les fermetures des frontières aux voyageurs provenant du Royaume-Uni le « pire moment possible » pour les compagnies aériennes qui comptaient sur les vacances de fin d’année pour refaire un peu de trésorerie.

Or, le Royaume-Uni est l’un des trois plus grands marchés d’origine des voyages en Europe, d’où, pour Bernstein un « risque très réel » qu’une période de Noël déjà « fortement diminuée (…) n’aide pas les soldes de trésorerie des compagnies aériennes« , car de plus en plus de vols sont annulés.

« Les compagnies aériennes européennes, au milieu d’un dernier trimestre très sombre, espéraient que les voyages reprennent pendant la période des fêtes et les premières données de réservation semblaient confirmer cet espoir qui aurait permis de dégager des liquidités supplémentaires« , écrivent les analystes dans cette note datée du 20 décembre.

« Cependant, avec l’entrée en vigueur de plus de verrouillages jour après jour et maintenant la prolifération potentielle d’une interdiction de voyager au Royaume-Uni, il y a un risque très réel qu’au lieu d’un soulagement, la période de Noël n’aide pas la trésorerie des compagnies aériennes ».

Ce sont avantr tout les groupes dépendant fortement du marché britannique qui vont être affectés par ces nouvelles mesures d’isolement : IAG, propriétaire de British Airways, Ryanair, EasyJet et Wizz Air, tandis qu’Air France-KLM et le groupe Lufthansa « ont une part plus faible du trafic en provenance du Royaume-Uni« .

Parmi ces groupes les plus exposés, IAG et EasyJet pourraient en payer le prix le plus élevé : pour faire face à leurs sérieux problèmes de liquidités, « une nouvelle augmentation de capital pourrait être la seule issue« , déclarent les analystes.