Gestion des risques dans le MICE : les entreprises peuvent encore mieux faire

Plus de 6 acheteurs sur 10 ont reconnu que la gestion des risques lors des réunions et des éventements MICE devient une priorité croissante pour leur entreprise. Toutefois, l'étude réalisée par la GBTA et le spécialiste des solutions de management des risques WorldAware montre qu'elles ont encore des efforts à faire.

La GBTA et WorldAware ont interrogé 126 acheteurs américains ou canadiens sur la gestion des risques lors des réunions et des événements de leur entreprise. Premier constat après les réponses de ce panel plutôt limité : les sociétés semblent avoir encore des progrès à faire dans ce domaine.

En effet, un quart des entreprises des sondés effectue jamais ou rarement une évaluation des dangers potentiels de l'établissement où sont organisés les réunions et les séminaires de leurs employés. 24% reconnaissent aussi qu'ils ne vérifient pas, non plus, les problèmes que pourraient représenter la destination (ville, quartier...).

Si la plupart des programmes voyage intègrent des solutions de gestion des risques, moins de la moitié (49%) en ont une qui inclut les données de leurs activités MICE. L'étude estime que ces informations manquantes sur les itinéraires des collaborateurs présents à un événement rendent particulièrement difficile le localisation des employés en cas de danger ou d'incident.

Un tiers des acheteurs estime qu'il est plus difficile de savoir où est un salarié parti en réunion qu'en déplacement. Communiquer avec les collaborateurs en séminaire peut également être complexe. Si 80% des sondés ont dit avoir parfois un plan de communication de crise pour les événements, seulement 36% ont indiqué en avoir toujours un en place.

Toutefois, la prise en charge des risques dans le MICE est appelée à progresser. Plus de 6 acheteurs sur 10 ont reconnu que cela devenait une priorité croissante pour leur entreprise. Par ailleurs, 28% des professionnels interrogés ont indiqué que des outils de management des risques pour l'événementiel allaient être mis en place d'ici un an.

"Les organisations progressent certes dans le domaine de la gestion des risques liés aux réunions, mais les efforts actuels laissent encore à désirer", estime Michael W. McCormick, directeur exécutif et COO de GBTA. "Une bonne gestion des risques peut faire la différence entre un événement réussi et un désastre catastrophique. Même s’il est encourageant de voir davantage d'entreprises évaluer le risque que présentent les lieux de réunion, les recherches montrent que de nombreuses sociétés ont du retard à combler" conclut-il.