Gilets Jaunes : l’île de la Réunion totalement paralysée

Avec plus de 30 barrages routiers, l'île de la Réunion est paralysée depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes. Après une nouvelle nuit de violence en marge de la contestation, le préfet de La Réunion a décidé de mettre en place un couvre-feu partiel dans 14 communes de l'île. Par ailleurs, l'aéroport rationne les avions en kérosène faute d'être réapprovisionné.

La situation est très tendue sur l'île de la Réunion depuis le lancement du mouvement des Gilets Jaunes. Plusieurs incidents violents ont éclaté ces trois derniers jours. Ce mercredi, tous les établissements scolaires de l'île restent fermés. Les administrations également. Les bus ne circulent pas. Les bureaux de Poste sont fermés, les collectes de déchets n'ont pas lieu. La Réunion reste à l'arrêt aujourd'hui encore alors que de nouveaux barrages sont dressés en ce moment sur les axes routiers par les gilets jaunes pour une cinquième journée de blocage.

Le Préfet a ainsi décidé de mettre en place un couvre feu partiel. La préfecture explique "Au vu de l’urgence caractérisée notamment par trois nuits consécutives de multiples et graves violences intolérables, commises par des individus mal intentionnés, en marge du mouvement dit des «gilets jaunes», le préfet de La Réunion a pris un arrêté restreignant la circulation des personnes et des véhicules entre 21h et 6h dans 14 communes de La Réunion".

Ainsi, à compter du mardi 20 novembre à 21 h et jusqu’au vendredi 24 novembre à 6h, la circulation des personnes et des véhicules est interdite entre 21 h et 6 h dans les communes de Bras-Panon, La Possession, Le Port, Le Tampon, Saint-André, Saint-Benoît, Saint-Denis, Sainte-Marie, Sainte-Suzanne, Saint-Joseph, Saint-Leu, Saint-Louis, Saint-Paul et Saint-Pierre

Depuis ce mercredi matin, l'aéroport Roland-Garros rationne le kérosène dans les avions à cause du blocage des dépôts pétroliers par une poignée de gilets jaunes. La direction a dû prendre une mesure exceptionnelle : l'aéroport ne donne que 20 000 litres de carburant à chaque avion qui est dérouté vers Maurice où il peut alors faire le plein pour prendre ensuite la direction de la métropole.