L’Hilton de N’Djamena (seul 5 étoiles du Tchad) devrait rouvrir le 25 décembre

L’hôtel Hilton de N’Djamena qui a fermé ses portes le 30 novembre dernier devrait rouvrir à partir du 25 décembre à la suite d’un accord conclu entre l’État tchadien et une entreprise privée d’investissement.

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Inauguré en 2015, l’Hilton de N’Djamena, la capitale tchadienne, déjà récompensé à plusieurs reprises, est le seul établissement 5 étoiles du pays. La propriété de l’hôtel a fait l’objet d’une controverse et d’une brève fermeture  en raison d’un différend avec le consortium des banques prêteuses, qui a entraîné l’arrêt des réservations au-delà du 30 novembre. Cependant, des discussions avec le gouvernement ont conduit à la décision de  reprendre les réservations le 25 décembre, après une courte période permettant l’entretien et la mise à jour des installations. 

Le mois dernier, la filiale tchadienne du groupe hôtelier avait adressé un message à ses fournisseurs: « Nous sommes au regret de vous informer que notre compagnie propriétaire est contrainte à prendre la très difficile et très désagréable décision de procéder à la fermeture de notre établissement, le Hilton N’Djamena. Nous sommes profondément tristes de cette décision et des lourdes conséquences qu’elle va entraîner pour vous.« 

A l’origine de cette décision, un conflit opposant le groupe en charge de la construction et de l’exploitation de l’établissement à un consortium de banques. Le groupe américain SGI et les banques ont signé plusieurs accords de prêts à partir de 2011, pour la construction d’un luxueux hôtel Hilton au Tchad, avec l’objectif d’en faire une destination pour les voyages d’affaires et les conférences. Mais ensuite les relations se sont tendues entre tous les partenaires. A la suite de manœuvres jugées frauduleuses, les banques ont récupéré le titre de propriété de l’établissement ce qui a poussé l’exploitant à fermer les portes de l’hôtel.

L’Etat tchadien vient d’apporter sa garantie dans cette affaire qui est loin d’être terminée. Le groupe SGI demande aujourd’hui une centaine de millions de dollars de dommages et intérêts au consortium bancaire.