Le marché du voyage d’affaires au Moyen-Orient aborde l’automne sur deux dynamiques contradictoires. D’un côté, les réservations et les dépenses progressent fortement, signe d’une reprise de la mobilité professionnelle. De l’autre, la dégradation de la situation sécuritaire en Arabie saoudite rappelle que la croissance des déplacements reste tributaire d’un environnement géopolitique particulièrement instable.
Arabie saoudite + Émirats = 80% des voyages de MENA
Selon les données de la plateforme de réservation de voyages d’affaires Tumodo, le nombre de déplacements enregistrés au troisième trimestre 2026 a augmenté de 112% sur un an. Les dépenses associées ont progressé de 132% sur la même période. Par rapport au premier trimestre, les volumes affichent une hausse de 44% et les dépenses de 72%.
L’Arabie saoudite représente 48,6% des voyages recensés sur la plateforme au troisième trimestre, devant les Émirats arabes unis, à 31,1%. Les deux pays concentrent ainsi près de quatre déplacements sur cinq dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). L’Égypte arrive en troisième position, avec environ… 6,4%.
Ces résultats appellent néanmoins une précaution de lecture : ils reposent sur les transactions de la plateforme et ne constituent pas un recensement exhaustif de l’ensemble du marché MENA.
Riyad et Dubaï figurent parmi les principales destinations. Les liaisons Djeddah-Riyad et Riyad-Dubaï comptent également parmi les itinéraires les plus fréquentés. Une concentration qui souligne le poids des deux économies du Golfe dans les échanges professionnels régionaux.
Ces données particulièrement flatteuses - qui s’accompagnent d’une impressionnante hausse des tarifs (+36 % du prix moyen du billet d’avion entre Q1 et Q3, +78% pour la nuitée) - risquent cependant de perdre de leur caractère prédictif suite aux récentes attaques houties sur l’Arabie Saoudite.
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