L’offre aérienne maintenue entre la France et la Chine, sauf sur Wuhan

Seule Wuhan et la province du Hubei est déconseillée en Chine aujourd’hui. Mais Pékin a suspendu les voyages organisés à l’étranger. Et le SETO a décidé de suspendre les voyages en Chine en raison de la fermeture des sites touristiques.

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Les mesures de prévention se sont multipliées ces derniers jours, afin d’éviter la propagation du virus sur le territoire chinois bien sûr, mais aussi à l’étranger dont la France. L’aéroport de Wuhan-Tianhe est fermé depuis vendredi dernier, et plus aucun vol ne décolle ni n’atterrit dans cette métropole de près de 12 millions d’habitants. Air France a suspendu sa desserte de la destination au départ de Paris CDG au moins jusqu’au 2 février. Seuls des vols sanitaires relient encore Wuhan à la France : l’un d’eux est d’ailleurs prévu «en milieu de semaine», a indiqué ce lundi le ministère français des Affaires étrangères.

Air France maintient en revanche ses vols depuis Paris sur Pékin et Shanghai. China Eastern, partenaire de Skyteam et d’Air France-KLM (au sein d’une co-entreprise et comme actionnaire), conserve également ses dessertes entre Paris et Shanghai (*), Qingdao et Kunming (cette dernière étant toutefois interrompue en février et mars, et peut-être au delà, pour des raisons qui n’ont pas été communiquées). Idem pour Air China entre Paris et Pékin, ou China Southern entre Paris et Guangzhou.

Les avions entre la France et la Chine sont aujourd’hui loin d’être pleins. Pékin a suspendu les voyages organisés à l’étranger. Or, environ 2,2 millions de touristes chinois ont visité la France en 2018. Et si février n’est pas un mois important pour le tourisme chinois dans l’Hexagone, l’impact ne sera probablement pas négligeable, si l’on s’en tient aux conséquences de précédents événements tels le SRAS et les «Gilets jaunes».

Les TO français membres du SETO ont pour leur part décidé de suspendre leurs voyages vers la Chine jusqu’au 21 février inclus, compte tenu de la fermeture des principaux sites touristiques à destination. Les voyageurs d’affaires sont moins concernés. International SOS n’entend nullement minimiser le risque mais tient quand même à mettre la situation en perspective et à rappeler que le premier risque reste les accidents sur la voie publique. Elle n’incite donc pas à annuler un voyage en Chine mais recommande de ne pas se rendre dans la région de Wuhan.

(*) la capitale française sera en mars prochain la première destination internationale de China Eastern reliée au nouvel aéroport de Beijing Daxing International Airport,